Le
Programme d'Appui aux Régions ( PAR )
Les
résultats du PAR selon le Directeur de l'ARD
Depuis l'accession à la souveraineté internationale, le Sénégal s'est engagé
dans un processus de décentralisation qui confère progressivement des pouvoirs
aux élus locaux . Les dates repères de ce processus sont:
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1964 avec la loi 64-46 sur le domaine national,
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1972 avec la loi 72-25 instituant les Communautés Rurales,
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1990 avec la loi 90-37 relative à l'élargissement des prérogatives des élus,
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1996 avec la promulgation des lois 96-06 et 96-07 portant code des collectivités
locales et transfert de compétences aux régions, aux communes et aux
communautés rurales dont les innovations majeures sont l'érection de
la région en collectivité locale et la mise en place des agents régionales
de développement comme outils d'animation, de coordination et de mise en
oeuvre du développement local.
Avec une superficie d'environ 20 000km² et une population de 650 000 âmes en 2002,
la région de Saint-Louis abrite 8 communes et 16 communautés rurales soit un
total de 25 collectivités locales. Son économie locale connaît un regain de
dynamisme avec un produit local brut atteignant près de 150 milliards en 2000,
avec des complexes d'activités émergents comme celui du primaire, du tourisme
et des bâtiments et travaux publics. Il convient de noter pour la Région de
Saint-Louis trouve incontestablement sa place dans le peloton des régions
bénéficiaires d'une densité relativement appréciable en infrastructures
socio-économiques. Elle connaît ainsi une situation socio-économique
relativement appréciable, mais ses performances sont bien en deçà des
possibilités qu'offrent les immenses potentialités dont elle regorge.
Parmi ces potentialités et atouts :
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Des ressources naturelles suffisantes pour entretenir un complexe primaire très dynamique,
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Une bonne présence d'opportunités et d'infrastructures d'appui au développement économique,
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Des ressources humaines de qualité,
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Une forte implication des populations dans la mise en place des infrastructures,
ces potentialités et atouts tardent les effets positifs à causes des contraintes
suivantes :
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L'enclavement des zones de productions,
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La non intégration des activités économiques,
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Un déficit d'entrepreneur véritables,
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Des déséquilibres importants entre les départements et les zones éco
géographiques,
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Des collectivités locales dépourvues de ressources financières et humaines,
-
Des comportements non favorables au développement durable, etc...
cependant depuis l'entrée en vigueur de la "régionalisation", une
dynamique nouvelle de gestion publique locale assainie et une volonté affirmée
de prise en charge d'un développement local durable, se sont révélées chez
plupart des collectivités de la région. Les nouvelles autorités régionales
sont engagées à la dotation du Conseil et de ses organes de tous les moyens
qu'appellent l'ampleur de leurs responsabilités. Une nette prise de conscience
sur la nécessité d'informer, de communiquer et de disposer d'outils pertinents
de gestion du développement et de prise de décisions, est remarquable chez les
différents acteurs.
L'Agence Régionale de Développement ( ARD) devrait être assez outillée au plan humain
et matériel pour animer les concertations et accompagner tous les acteurs
concernés par la mise en oeuvre du développement local. Son importance dans le
dispositif institutionnel est saisie à sa juste valeur par les élus locaux,
notamment chez les conseillers régionaux qui ont commandité une étude ayant
abouti à la définition des chantiers et des moyens nécessaires à l'ARD de
Saint-Louis. Ses moyens humains financiers et logistiques commencent à
prendre un envol salutaire avec cinq cadres de haut niveau, un budget qui
s'équilibre à près de 100 millions depuis 2002 et des locaux confortables et
relativement bien équipés. Un capital d'expérience et une promptitude à la
prise d'initiatives sont reconnus à l'ARD par la plupart de ses partenaires.
Le programme d'Appui aux Régions ( PAR) qui cible les institutions nouvelles
issues des lois de décentralisation de 1996 à savoir la région, le Comité
Economique et Social (CES) et l'Agence Régionale de développement (ARD), vient
à son heure. Il se propose d'apporter un appui substantiel dans les domaines de
la logistique, de l'équipement informatique et du mobilier, de l'information,
la communication et la formation, de l'élaboration des outils de planification
et de prise de décisions, des études et de la recherche et de la mise en place
de dispositifs qui participent de la coordination, de l'animation et de la mise
en oeuvre efficace du développement local. Dans tous ces chantiers, des
réalisations importantes, souvent citées en exemples ont été enregistrées,
mais le manque de moyens n'a pas permis d'atteindre les niveaux des ambitions
nourries. A ce titre, les axes dans le PAR rencontrent parfaitement nos
préoccupations. Leur mise en oeuvre correcte devrait nous permettre les
résultats suivants :
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La Région, le CES et l'ARD sont devenus des structures opérationnelles,
-
Les principaux acteurs intervenant dans le développement local, notamment les
élus ont une meilleure maîtrise des textes, des outils et des stratégies
pour la prise en charge correcte de leur mission dans un cadre de bonne
gouvernance,
-
Toutes les collectivités locales disposent d'outils pertinents de planification et
de prise de décisions,
-
Les populations sont informées et participent à la gestion de leur localité,
-
l'ARD assure avec efficacité la coordination, la mise en synergie des
interventions, le suivi et l'animation du développement régional,
Le PAR se déroulera en deux phases.
la première s'étale sur un maximum de 18 mois et apporte un appui d'environ 250
millions à chacune des 11 régions du pays pour l'exécution des activités
prioritaires éligibles. La deuxième phase concernera au maximum cinq régions
éligibles sur la base des résultats d'une évaluation de la phase 1, conduite
par une équipe externe en collaboration avec la cellule d' Appui aux Régions.
A ce propos, le respect du cadre d'engagement réciproque, le taux d'exécution
du devis programme, la transparence de la gestion financière, la
fonctionnalité du Conseil et des organes, en constituent les critères
déterminants. L'enveloppe qui serait consentie pendant cette phase 2,
sélective, atteindrait un minimum de 500 millions et prendrait en charge le
cofinancement d'opérations d'appui à l'économie locale.
Le Comité régional du Programme d'Appui aux Régions qui est déjà mis en place
par arrêté du Président du Conseil Régional, est cadre technique de
concertation dont les fonctions ont les suivantes:
- Examen et approbation des programmes d'activités avant leur soumission au
comité de financement du PAR;
- Suivi de la mise en oeuvre du programme;
- Approbation des rapports d'exécution.
Sont membre du Comité Régional du Programme d'Appui aux Régions :
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Le Président : Président du Conseil Régional
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Le Secrétaire : Directeur de l'ARD
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Les membres :
- Le Contrôleur Régional des finances;
- Le Trésorier Payeur Régional;
- Les Chefs de Services Régionaux;
- La cellule d'appui aux CAR.
Le représentant du gouverneur participe aux réunions du Comité, le Comité de
pilotage du projet est composé du Ministre de tutelle comme Président, du chef
de la CGP comme Secrétaire, d'un Représentant du bureau de l'ordonnateur
national et d'un représentant de Commission Européenne Le Président
de région administre les dépenses afférentes aux activités et appuis
intéressants le Conseil régional à savoir l'appui institutionnel et les
activités de communication et de formation dédiées à la région; ainsi que
l'appui au comité économique et social. Le directeur de l'ARD administre en
plus de l'appui institutionnel programmé pour son institution, toutes les
activités prévues en matière d'élaboration d'outils de planification et de
prise de décisions, des formations touchant les autres ordres de collectivités
locales, des études et recherches, de mise en place des cadres de concertation.
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