"Il y'a de réels échanges entre les deux Régions"

DU 24 JUIN AU 1ER JUILLET 2004, UNE MISSION DE LA REGION NORD PAS DE CALAIS A SEJOURNE A SAINT-LOUIS. A  CETTE  OCCASION DES SEANCES DE TRAVAIL ONT EU  LIEU ENTRE LA  DELEGATION DU NORD PAS DE CALAIS ET CELLE DE SAINT-LOUIS. POUR EN SAVOIR PLUS DECENTRALISATION NORD A REALISE  UN ENTRETIEN AVEC CHRISTOPHE GADREY, CHEF DE CETTE MISSION.

Voulez- vous nous présenter le cadre dans lequel se situe votre mission ?

 Il y a un cadre  général qui est l’accord de coopération entre les régions de Saint-Louis et Nord Pas de Calais (NPC), signé en avril 2003 à Saint-louis. De façon particulière, la mission porte sur la formation professionnelle en région de Saint-Louis, la santé, un autre volet qui est en démarrage suite à des discussions avec le Président NIANG et les responsables de la région NPC . Le troisième volet concerne  la mise en place  d’un Fonds d’Appui aux Initiatives Locales qui est inscrit dans les accords de coopération entre nos deux régions et  dont on  voudrait  soutenir l’émergence. Mais je voudrais souligner à ce niveau qu’on est en phase de négociation.

 Pouvez vous nous présenter la délégation qui vous accompagne et nous dire un peu les activités que vous avez pu mener dans le cadre de cette mission.

 Je suis accompagné de trois (03) personnes :  Odile Preuvot et Chantal UYTTERHAEGEN qui travaillent sur le volet formation professionnelle. Leur mission est d’aider à la mise en place du  Centre  Régional de Ressource pour l’emploi des Jeunes. Je pense qu’à la fin de cette mission, on aura une idée beaucoup plus claire du projet qu’on va soumettre pour financement aux élus de la région NPC très rapidement. Car nous avons une convention  sur la formation professionnelle. Ainsi, nous devons  réfléchir sur un programme d’activités pluriannuelles qui sera validé par les élus de la région de Saint-Louis et ceux du  Nord Pas de Calais.

Sur le volet santé, je suis accompagné de Mathilde LEMAIRE, qui travaille à la direction de la santé au Conseil Régional Nord Pas de Calais. Dans un premier temps, elle est venue pour une mission d’imprégnation. Car je tiens beaucoup à ce que les personnes qui viennent ici n’adoptent pas systématiquement une relation d’expertise. Donc, elle essaie de comprendre quels sont les rôles des différentes institutions de santé dans la région. Quels sont les différents programmes qui s’y déroulent et voir comment notre  région  avec nos compétences pourra intervenir dans ces programmes ?

 On est vraiment au tout début de la démarche. C’est une démarche qui nous prend un an parfois pour définir qu’elles sont les axes stratégiques sur lesquelles on va travailler et puis ensuite comme on l’a fait avec la formation professionnelle définir un certain nombre d’actions prioritaires.  Quant à moi, je travaille pour le Fonds d’Appui aux Initiatives Locales.  Bientôt la mission va prendre fin, qu’est ce qu’on peut en retenir  par rapport aux différents volets dont vous avez parlé tout à l’heure.  J’ai l’impression qu’on va avoir des résultats très prochainement c’est à dire des actions concrètes. C’est vrai qu’on passe beaucoup de temps à palabrer dans les bureaux et sur le terrain. Mais la chose la plus importante c’est qu’on progresse dans la façon dont notre démarche de partenariat se met en œuvre. Concrètement,  on s’assigne des objectifs communs pour développer notre coopération. Je suis toujours ravi de voir  que les relations entre les gens avec qui nous travaillons vont vraiment dans le sens d’une réelle compréhension. Car,  on a un objectif commun de construction  des dispositifs de coopération.  Ce que nous essayons de faire, c’est de faire comprendre à nos partenaires saint-louisiens que nous gagnons à coopérer avec leur région. Et cela,  je m’en aperçois à chacune des missions ici.

On voit que vous êtes très intéressé par le Centre de Ressources  pour l’Emploi des Jeunes et que vous jouez un rôle  particulièrement important dans sa conception  et pour bientôt dans son exécution. Voudriez-vous nous dire quel appui le Conseil Régional peut attendre de votre part ?

  On dehors d’un appui financier classique qu’ on est entrain de voir avec l’Agence Régionale de Développement et le Conseil Régional de Saint-Louis comment l’organiser. On peut mettre à la disposition  de l’institution régionale, je dis bien mettre à la disposition et non pas imposer un certain nombres de réflexion car  en France on a eu dans le cadre de missions locales à mettre en place des outils du même ordre qu’un centre de ressource. Mais là encore une fois, il faut être très prudent par rapport à des  phénomènes de réplication à l’identique qui ne fonctionneraient pas. Donc,  je milite en faveur du droit de tirage des partenaires saint-louisiens sur une expertise adaptée à leurs besoins plutôt que quelque chose qui arriverait et  qui serait mal positionné  par rapport au projet. Je crois qu’il s’agit de projet ambitieux qu’on suit depuis l’annonce en 2003 pour avoir assisté au forum « jeunesse et emploi ». On va prouver notre  capacité à  agir par rapport aux commandes politiques qui nous sont faites par nos deux régions au sujet du Centre de Ressources.

 Quelle appréciation  portez-vous sur l’état de la coopération qui existe entre la région de Saint-Louis et la région Nord Pas de Calais ?

Comme je vous le disais, l’important c’est qu’il y ait  des projets de coopération qui servent  aux populations de la région. Mon sentiment comme technicien c’est la démarche dans laquelle on s’inscrit. Je trouve qu’il y a de réels  échanges entre la région de  Saint-Louis et la région Nord Pas de Calais  dans le cadre des accords de coopération.

Evidemment on a pas du même passé et les mêmes conditions  de vie, mais je pense qu’on a de plus en plus d’interlocuteurs qui nous comprennent et cela  nous aide à mieux travailler.

Je constate un mouvement en faveur de la décentralisation au Sénégal qui s’amplifie et qui confère une plus grande en capacité à discuter et à  construire des choses intéressantes. Mon sentiment c’est qu’on avance vers un peu plus de compréhension et de meilleures démarches de coopération et cela  donnera de meilleurs projets aussi, j’espère.

Interview réalisé par Babacar FAYE