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Voulez- vous
nous présenter le cadre dans lequel se situe votre mission ?
Il y a un cadre général
qui est l’accord de coopération entre les régions de Saint-Louis et
Nord Pas de Calais (NPC), signé en avril 2003 à Saint-louis. De façon
particulière, la mission porte sur la formation professionnelle en région
de Saint-Louis, la santé, un autre volet qui est en démarrage suite à
des discussions avec le Président NIANG et les responsables de la région
NPC . Le troisième volet concerne la
mise en place d’un Fonds
d’Appui aux Initiatives Locales qui est inscrit dans les accords de coopération
entre nos deux régions et dont
on voudrait
soutenir l’émergence. Mais je voudrais souligner à ce niveau
qu’on est en phase de négociation.
Pouvez vous nous présenter
la délégation qui vous accompagne et nous dire un peu les activités que
vous avez pu mener dans le cadre de cette mission.
Je suis accompagné de trois (03) personnes :
Odile Preuvot et Chantal UYTTERHAEGEN qui travaillent sur le volet
formation professionnelle. Leur mission est d’aider à la mise en place
du Centre
Régional de Ressource pour l’emploi des Jeunes. Je pense qu’à
la fin de cette mission, on aura une idée beaucoup plus claire du projet
qu’on va soumettre pour financement aux élus de la région NPC très
rapidement. Car nous avons une convention
sur la formation professionnelle. Ainsi, nous devons
réfléchir sur un programme d’activités pluriannuelles qui sera
validé par les élus de la région de Saint-Louis et ceux du
Nord Pas de Calais.
Sur le volet santé, je suis accompagné de
Mathilde LEMAIRE, qui travaille à la direction de la santé au Conseil Régional
Nord Pas de Calais. Dans un premier temps, elle est venue pour une mission
d’imprégnation. Car je tiens beaucoup à ce que les personnes qui
viennent ici n’adoptent pas systématiquement une relation
d’expertise. Donc, elle essaie de comprendre quels sont les rôles des
différentes institutions de santé dans la région. Quels sont les différents
programmes qui s’y déroulent et voir comment notre
région avec nos compétences
pourra intervenir dans ces programmes ?
On est vraiment au tout début de la démarche. C’est une démarche
qui nous prend un an parfois pour définir qu’elles sont les axes stratégiques
sur lesquelles on va travailler et puis ensuite comme on l’a fait avec
la formation professionnelle définir un certain nombre d’actions
prioritaires.
Quant à moi, je travaille pour le Fonds d’Appui aux Initiatives
Locales.
Bientôt la mission va prendre fin, qu’est ce qu’on peut en retenir
par rapport aux différents volets dont vous avez parlé tout à
l’heure. J’ai
l’impression qu’on va avoir des résultats très prochainement c’est
à dire des actions concrètes. C’est vrai qu’on passe beaucoup de
temps à palabrer dans les bureaux et sur le terrain. Mais la chose la
plus importante c’est qu’on progresse dans la façon dont notre démarche
de partenariat se met en œuvre. Concrètement,
on s’assigne des objectifs communs pour développer notre coopération.
Je suis toujours ravi de voir que
les relations entre les gens avec qui nous travaillons vont vraiment dans
le sens d’une réelle compréhension. Car,
on a un objectif commun de construction
des dispositifs de coopération.
Ce que nous essayons de faire, c’est de faire comprendre à nos
partenaires saint-louisiens que nous gagnons à coopérer avec leur région.
Et cela, je m’en aperçois
à chacune des missions ici.
On voit que
vous êtes très intéressé par le Centre de Ressources
pour l’Emploi des Jeunes et que vous jouez un rôle
particulièrement important dans sa conception
et pour bientôt dans son exécution. Voudriez-vous nous dire quel
appui le Conseil Régional peut attendre de votre part ?
On dehors d’un appui
financier classique qu’ on est entrain de voir avec l’Agence Régionale
de Développement et le Conseil Régional de Saint-Louis comment
l’organiser. On peut mettre à la disposition
de l’institution régionale, je dis bien mettre à la disposition
et non pas imposer un certain nombres de réflexion car
en France on a eu dans le cadre de missions locales à mettre en
place des outils du même ordre qu’un centre de ressource. Mais là
encore une fois, il faut être très prudent par rapport à des
phénomènes de réplication à l’identique qui ne
fonctionneraient pas. Donc, je
milite en faveur du droit de tirage des partenaires saint-louisiens sur
une expertise adaptée à leurs besoins plutôt que quelque chose qui
arriverait et qui serait mal
positionné par rapport au
projet. Je crois qu’il s’agit de projet ambitieux qu’on suit depuis
l’annonce en 2003 pour avoir assisté au forum « jeunesse et
emploi ». On va prouver notre capacité
à agir par rapport aux
commandes politiques qui nous sont faites par nos deux régions au sujet
du Centre de Ressources.
Quelle appréciation portez-vous
sur l’état de la coopération qui existe entre la région de
Saint-Louis et la région Nord Pas de Calais ?
Comme je vous le disais, l’important c’est
qu’il y ait des projets de
coopération qui servent aux
populations de la région. Mon sentiment comme technicien c’est la démarche
dans laquelle on s’inscrit. Je trouve qu’il y a de réels
échanges entre la région de Saint-Louis
et la région Nord Pas de Calais dans
le cadre des accords de coopération.
Evidemment on a pas du même passé et les mêmes
conditions de vie, mais je
pense qu’on a de plus en plus d’interlocuteurs qui nous comprennent et
cela nous aide à mieux
travailler.
Je constate un mouvement en faveur de la décentralisation
au Sénégal qui s’amplifie et qui confère une plus grande en capacité
à discuter et à construire
des choses intéressantes. Mon sentiment c’est qu’on avance vers un
peu plus de compréhension et de meilleures démarches de coopération et
cela donnera de meilleurs
projets aussi, j’espère.
Interview réalisé par Babacar FAYE |