La
région de Saint-Louis est une zone d’élevage par excellence, en raison de
multiples facteurs : les vastes zones pâturables constituées par le
Diéri,
plus particulièrement dans sa partie Ferlo, la présence de cours d’eau et la
disponibilité de sous-produits agricoles pour l’alimentation du bétail.
L’élevage
est pratiqué par la quasi-totalité
des populations rurales,
surtout les Peuls dont il constitue l’activité première. Dans
l’ensemble, il reste encore de type extensif mais on relève dans le Walo
quelques pratiques semi-intensives, du fait de l’étroitesse des zones pâturables
et de l’abondance de sous-produits agricoles.
Sa
productivité est très faible à cause de son mode de gestion encore sous
l’emprise des pratiques traditionnelles et la modeste valorisation des
produits et sous produits.
La
région de Saint-Louis est une zone d’élevage par excellence, en raison de
multiples facteurs : les vastes zones pâturables constituées par le
Diéri,
plus particulièrement dans sa partie Ferlo, la présence de cours d’eau et la
disponibilité de sous-produits agricoles pour l’alimentation du bétail.
L’élevage
est pratiqué par la quasi-totalité
des populations rurales,
surtout les Peuls dont il constitue l’activité première. Dans
l’ensemble, il reste encore de type extensif mais on relève dans le Walo
quelques pratiques semi-intensives, du fait de l’étroitesse des zones pâturables
et de l’abondance de sous-produits agricoles.
Sa
productivité est très faible à cause de son mode de gestion encore sous
l’emprise des pratiques traditionnelles et la modeste valorisation des
produits et sous produits.
Le
cheptel présente une bonne évolution surtout au niveau des
bovins, ovins, caprins et équins.
La stagnation de l’effectif des asins résulte de
l’établissement d’un commerce de plus en plus intense
avec la Mauritanie.
La
région présente des avantages naturels pour s’ériger en
zone de naissage du bétail ( zone du Diéri) et
d’intensification ( zone du Walo). En plus des couloirs de
pâturage du Walo, il existe des produits de récolte et de
sous produits agricoles.
Il
faut cependant reconnaître la forte dépendance du cheptel
de la pluviométrie qui, en période de grand déficit
constitue un facteur important de mortalité.
La
situation du cheptel par département montre que sur
l'ensemble des espèces, Dagana détient les effectifs les
plus faibles, tandis que Podor dispose de 50 % des
bovins et de 73 % des camelins.
Du
fait du mode d’élevage itinérant et extensif, le pâturage
naturel constitue la principale source d’alimentation du bétail
notamment dans le Diéri.
La
zone Walo, avec des cultures quasi permanentes offrant des
sous produits agricoles importants, constitue un refuge pour
les pasteurs de la région à défaut de la transhumance
vers d’autres régions. Cependant les potentialités de la
zone Walo sont peu exploitées au profit de l’élevage.
L’abreuvement
du bétail s’effectue au niveau du fleuve et de ses
défluents,
ainsi qu’au niveau de quelques points d’eau et forages
situés dans le Diéri. En 1998, il a été dénombré 105
forages, 13 puits-forages et plus d’une centaine de puits.
Ces infrastructures, dont une bonne partie est en panne,
sont loin de satisfaire les besoins en eau du cheptel.
Ainsi
l’activité perdure dans ses aspects traditionnel et
extensif qui la maintiennent dans une situation de sous
productivité caractérisée.
L’exploitation
du cheptel est réalisée à partir de la vente d’animaux
sur pieds et des abattages. Les circuits sont souvent
informels et incontrôlés.
Les
ventes sur pieds s’effectuent sur les marchés
hebdomadaires, les foirails et les grands centres urbains.
Les cérémonies familiales et fêtes religieuses
sont des occasions de vente exceptionnelle. Quant aux
abattages, ils sont
menés dans plus
de 70% des cas de manière clandestine surtout au niveau des
ovins et des caprins.
Le
niveau d’exploitation du cheptel reste faible, bien moins
de 50% des rendements numériques sont effectivement
exploités.
Les
produits dérivés comme le lait, les cuirs et peaux…
souffrent de l’inexistence d’un marché fiable et rémunérateur
à cause de la faiblesse et de l’irrégularité des
quantités produites.
L’aviculture
Elle
a connu un essor important ces dernières années, particulièrement
dans les centres urbains. C’est un secteur qui fait
travailler beaucoup de jeunes et de femmes dans un cadre
collectif ou individuel. Avec aujourd’hui 620 000 sujets,
elle dispose d’une grande marge de progression surtout
pour la production d’œufs qui est très loin de
satisfaire la demande locale.
La
région a les potentialités et opportunités requises pour
justifier le choix d’activités avicoles sur son
territoire. Elle n’abrite aucune unité de fabrication
d’aliments améliorés pour volaille alors qu’elle
fournit les matières premières essentielles aux industries
de Dakar ( son de riz, poissons etc.)
Organisation et appui au secteur
La
professionnalisation du secteur de l’élevage se précise
de plus en plus et on note l’implantation de GIE et de
coopératives, d’organisations de professionnels de la
viande ou du bétail, tous regroupés au sein d’une
structure d’encadrement dénommée Maison des Eleveurs
plus connue sous le nom de “ Gallé Aynabé ”.
On
note la présence très remarquée des femmes dans le
secteur. En effet, face aux difficultés d’accès à la
terre, certaines se convertissent en de véritables pasteurs
et restent très dynamiques au niveau des GIE.
Le
secteur bénéficie de l’appui de nombreux partenaires
dans le domaine du financement, de l’encadrement. Parmi
ces structures, on relève les services techniques
traditionnels et les projets tels que PRODAM, PAPEL, PARC,
PAGEN, SAED,ISRA etc.
Contraintes
Les
contraintes sont nombreuses et diverses :
-
la faible prise en compte des activités
pastorales dans le schéma de mise en valeur de la Vallée ;
-
l’insuffisance
de chenaux d’abreuvement, de couloirs d’accès aux plans
d’eau ( fleuve, défluents, lacs) pour le bétail, de
couloirs de passage à l’intérieur de la vallée et du
proche Diéri, entraînant de nombreux conflits entre
agriculteurs et éleveurs ;
-
la vétusté
ou l’inexistence dans la plupart des localités de
la région de parcs à vaccination ;
-
l'insuffisance
et la mauvaise répartition des ouvrages dans le Diéri ;
-
les
pannes fréquentes et prolongées des forages ;
-
le
manque de formation et d’organisation des éleveurs ;
-
la
modicité des moyens pour les services de l’élevage ;
-
la
faiblesse du pâturage, largement tributaire d’une pluviométrie
irrégulière et la fréquences des feux de brousse surtout
dans le Diéri ;
-
la recrudescence des parasitoses animales avec les effets négatifs
des barrages et de la transhumance ;
-
l’inorganisation
des circuits de commercialisation des produits
et sous produits de l’élevage ;
-
l’absence
de crédits adaptés devant promouvoir l’intensification
de la filière ;
-
la
faible valorisation des produits animaux ;
-
la faible productivité des races locales ;
-
les
difficultés d’accès aux aliments concentrés ;
-
certaines
considérations socioculturelles en porte-à-faux avec la
rentabilité économique du cheptel : élevage de
prestige, sentiment d’affection vis-à-vis du cheptel ;
-
la
faible valorisation des résidus de l’agriculture ;
-
l’absence
d’intégration agriculture /élevage.
|
EVOLUTION
DES EFFECTIFS DU CHEPTEL DE LA REGION
|
|
ANNEE
|
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
2001
|
|
BOVINS
|
322000
|
330000
|
343500
|
391820
|
410785
|
460000
|
|
OVINS/CAPRINS
|
933300
|
640300
|
979500
|
1117500
|
1252875
|
1475000
|
|
Dont
OVINS
|
569300
|
264500
|
590500
|
676000
|
736375
|
843000
|
|
CAPRINS
|
364000
|
375800
|
389000
|
441500
|
516500
|
632000
|
|
EQUINS
|
40400
|
42200
|
46200
|
48380
|
52369
|
51900
|
|
ASINS
|
66800
|
71000
|
71000
|
71470
|
78640
|
82500
|
|
CAMELINS
|
925
|
1100
|
1260
|
1349
|
1400
|
1080
|
|
VOLAILLE
|
560000
|
560000,00
|
592400
|
1027700
|
1768138
|
1770000
|
|
Ruminants
|
1974725
|
1394900
|
2077460
|
2356199
|
2638159
|
308548
|
REPARTITION REGIONALE DU CHEPTEL
1999 - 2001
|
|
1999
|
DEPART
|
BOVINS
|
OVINS
|
CAPRINS
|
EQUINS
|
CAMELINS
|
VOLAILLES
|
|
DAGANA
|
53500
|
35500
|
24500
|
3900
|
160
|
90000
|
|
PODOR
|
193320
|
227500
|
250000
|
19980
|
1029
|
787700
|
|
REGION
|
391820
|
626000
|
441500
|
48380
|
1349
|
1027700
|
|
2000
|
DAGANA
|
61000
|
26500
|
37000
|
17500
|
160
|
90000
|
|
PODOR
|
208785
|
346875
|
312500
|
41140
|
1080
|
1528138
|
|
REGION
|
414785
|
736375
|
516500
|
78640
|
1400
|
1768138
|
|
2001
|
DAGANA
|
90000
|
50000
|
65000
|
3900
|
270
|
120000
|
|
PODOR
|
240000
|
430000
|
400000
|
25000
|
650
|
1500000
|
|
REGION
|
460000
|
843000
|
632000
|
51900
|
1080
|
1770
|
|
EVOLUTION
DE LA PRODUCTION REGIONALE DE VIANDE
|
|
VIANDE / ANNEE
|
1995
|
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
|
BOVINE
|
6884
|
7168
|
7168
|
9269
|
9910
|
|
OVINE
|
6641
|
11852
|
11852
|
14312
|
15778
|
|
CAPRINE
|
15047
|
16350
|
16350
|
24349
|
19565
|
|
VOLAILLE
|
544028
|
560000
|
560000
|
592400
|
1
027 700
|
|
CAMELINE
|
50
|
65
|
65
|
36
|
102
|
|
PRODUCT°
TOTALE
|
572649,7784
|
595435
|
595435
|
640366
|
1073055
|