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                         Situation Géographique de St-Louis:            

                                                                        Voir la nouvelle carte de Saint-louis

Tampon entre l’Afrique arabo-berbère et l’Afrique Noire, située au carrefour de l’Océan, du désert et des régions soudano-sahéliennes, parcouru par un long fleuve qui traverse quatre pays, la région de Saint-Louis est la porte d’entrée et le débouché naturels d’un immense hinterland correspondant à une grande partie de l’Afrique de l’ouest. Cette position exceptionnelle l’autorise à nourrir, au-delà de l’espace national, des ambitions de polarisation de toute la sous région. 

 CARACTERISTIQUES PHYSIQUES ET POTENTIALITES NATURELLES   

          La configuration naturelle de la région définit trois  zones écologiques distinctes en fonction de leur emplacement par rapport au fleuve :  

-     le Walo : terres humides qui bordent le fleuve Sénégal (Delta et Vallée du  fleuve), propices à la culture irriguée et à la pisciculture ;  

-     le Diéri : terres éloignées du fleuve, jamais atteintes par les crues, favorables au maraîchage et à l’élevage ;       

-     la zone des Niayes ou Gandiolais, située sur la frange maritime, connue pour les activités dynamiques de pêche maritime et de maraîchage.  

   Le climat de type sahélien est caractérisé par :            

-           des alizés continentaux chauds et secs  ou Harmattan ;  

-          des températures moyennes annuelles  élevées et relativement constantes avec cependant l’influence adoucissante de la mer et des alizés maritimes sur l’ouest  du Delta ;  

- une pluviométrie faible et irrégulière dont l’intensité diminue progressivement de Matam (500 mm) à Saint-Louis (250 mm).  

  Les types de sols sont caractéristiques des trois zones naturelles et portent des formations végétales spécifiques :  

-     dans le Walo, les sols de la Vallée sont plus ou moins argileux, d’origine alluvionnaire, classés en  fonction de leur situation par rapport aux crues et aux fréquences d’inondations :  Hollaldé,  Falo, Diacré  et Fondé.  Les sols du Delta sont pour  la plupart des sols halomorphes contenant des sels solubles.  Les  formations végétales de la vallée sont dominées par l’acacia nilotica ou gonakié et celles du Delta sont des mangroves et quelques acacias.  

-      la zone des Niayes est dominée par la présence des sols dunaires du Gandiolais, favorables au maraîchage. On y rencontre plusieurs types de végétations en fonction de la salinité des sols.  

-           les sols de la zone Diéri sont pour l’essentiel de type Dior, plus ou moins dégradés, mais encore aptes aux cultures pluviales. La végétation est constituée de la savane arbustive ave apis herbacé au niveau de la strate inférieure et divers types d’acacias  au niveau de la strate supérieure.   

   Du point de vue des ressources naturelles, la région présente de bonnes dispositions.

· Des ressources en eau abondantes:      

   On note un important potentiel hydraulique formé par les eaux de surface et les eaux  souterraines.  

Les eaux de surface sont constituées principalement par le fleuve Sénégal et ses défluents, le Lac de Guiers et de nombreux marigots et mares temporaires. Avec la mise en service des barrages de Diama et de Manantali, la région dispose  présentement d’un potentiel important en eau de surface. En effet, le débit moyen interannuel du fleuve est de 732 m3 /s, soit un volume d’eau correspondant à 23 milliards de m3.

Les eaux souterraines sont dans l’ensemble abondantes. Elles sont constituées  de plusieurs types : les nappes phréatiques peu profondes mais sujettes à la salinisation et l’importante nappe du  Maestrichien dont la profondeur varie entre 50 m au Nord et  250 m au sud-est. Cette dernière présente une certaine salinité à l’ouest de la région et alimente l’ensemble des forages du Diéri avec des débits d’exploitation variant entre 20 et 110 m3/ h.  

·     Des ressources forestières et fauniques en reconstitution  

  La Région de Saint-Louis dispose d’un important domaine composé d’une soixantaine de forêts classées occupant une superficie de 1 738 556 ha, soit environ 40 % de la superficie régionale. Au cours des dernières années, le domaine forestier a subi une forte dégradation du fait des conditions climatiques sévères et de l’action de l’homme.  

Les forêts portent une gamme importante de produits de cueillette et offrent des espèces  variées pour le bois de service, le bois d’œuvre et le fourrage.

La faune, jadis importante et variée, constituée surtout d’espèces de grande taille, s’est appauvrie. Elle se reconstruit aujourd’hui timidement dans les départements où la chasse est fermée ( Podor) et dans le domaine faunique du Delta.

L’existence de huit (8) zones amodiées d'une superficie de 111 200 ha permet la réglementation de la chasse.  

·      Des ressources minières importantes mais inexploitées  

La région recèle des potentialités assez  importantes dans le secteur minier.Les réserves estimées à près de 40 millions de tonnes, sont peu profondes et de bonne qualité ; d’autre part des calcaires, des graviers et des dépôts coquilliers qui sont présents dans tous les départements. Des indices de gypse ont été tout récemment identifiés à Sanar dans le département de Dagana.  

  Aspects Humains

Selon les recensements généraux de la population (RGP), la population totale résidente de la région de Saint-Louis est passée de 512 600 habitants en 1976 à 660 300 en 1988, 695720  hbts en 2002.

Ave aux de croissance censitaire de 2% (1976-1988) contre 2,7% pour la moyenne nationale, la population de la région est estimée en 1998 à 818 560 habitants, soit 9% du total national. Ces résultats placent la région au cinquième rang après Dakar, Thiès, Kaolack et Diourbel.

Les principales caractéristiques démographiques sont :    

 Une population jeune et majoritairement féminine

La population de la région de Saint-Louis est caractérisée par son extrême jeunesse ( plus de 58% ont moins de 20 ans) et par la prédominance des (avec un rapport de masculinité de 89% ).

Une population mal répartie

695720  hbts selon les résultats provisoires du  RGPH 2002 avec une superficie de 20 000km².

La population est caractérisée  par :

·          Sa jeunesse ( 58% ont moins de 20 ans ) et une prédominance des avec un rapport de masculinité de 85% )

·          Une inégale répartition :

        -          Saint-Louis : 212 853 hbts

         -          Dagana : 192 987 hbts

        -          Podor : 289 880 hbts  

Dont voici  la répartition des populations au niveau des 16 communautés rurales de la Région

Communautés Rurales Populations  2000
Aèré Lao 37463
Dodel 25788
Fanaye 23113
Gae 21566
Galoya Toucouleur 31265
Gamadji Sarré 23820
Gandon 37662
Guédé Village 29135
Madina Ndiathbé 22772
Mbane 36202
Mboumba 21597
Mpal 15865
Ndiayene Pendao 22925
Pété 22223
Ronkh 24412
Ross Béthio

54125

       Une diversité ethnique : Pulaar (48,1%), Wolofs (43.4%),  Maures ( 4.8%) , Soninkés (1.4%), Sérères (0.9%), autres (1.4%)

Une majorité de musulmans (98.6%), chrétiens (0.4%), autres (1%)

¨     Une diversité des communautés ethniques

La région de Saint-Louis abrite des ressortissants de tous les groupes ethniques du Sénégal et de la sous-région en plus de quelques étrangers d’origine africaine et européenne.

Cependant, la population reste largement dominée par deux groupes ethniques : Halpoulars ( 61,3% ) et Wolofs ( 30,1% ) ; le reste est constitué de Maures (3,5%), Soninkés (2,7%), autres (2,4%).

Les Halpulars sont prédominants dans les départements de Podor (90%) et de Matam (88%); les Wolofs le sont dans celui de Dagana (63,6%). 

¨   Une population majoritairement musulmane  

La composition de la population selon la religion s’établit comme suit :  

- Musulmans : 98,6 % ;

- Chrétiens  :     0,4 % ;

- Autres :           1   %.  

Toutes les confréries musulmanes du Sénégal sont représentées avec une prédominance du Tidjanisme (87,4%). A noter cependant une progression rapide du Mouridisme dans les centres urbains.  

 Répartition Spatiale  

  Répartition géographique  

Avec 19 habitants au km², l’occupation de l’espace régional présente d’importantes disparités d’un département à l’autre. Dagana dispose de 62 habitants au km², contre  11 habitants au km² respectivement pour et Podor, dont voici la présentation des superficies des 16 Communautés rurales de la Région.

Communauté Rurale Superficie en Km²
Aèré Lao 1970
Dodel 993
Fanaye 1851
Gae 612
Galoya Toucouleur 927
Gamadji Sarré 1405
Gandon 539
Guédé Village 1503
Madina Ndiathbé 819
Mbane 1673
Mboumba 309
Mpal 283
Ndiayene Pendao 1354
Pété 1816
Ronkh 595
Ross Béthio 2385

 

L’étroitesse de la superficie du département de Dagana (1/7) et les grandes agglomérations qu’il abrite en constituent les déterminants. Territorialement plus étendus, St-louis (2/7) et Podor (4/7) renferment des villes de taille modeste, atteignant à peine 10 000 habitants, en croissance lente à cause de l’enclavement et de la faiblesse relative des activités économiques.  

 

  Répartition selon le milieu de résidence

  Malgré l’érection récente de huit localités en communes, la population reste essentiellement rurale. Les douze villes que compte actuellement la région abritent seulement 292 910 habitants contre 525 650 pour la zone rurale, soit un taux d’urbanisation de 36%. Cette moyenne cache des disparités entre les départements :  61 % pour Dagana.

La population rurale est éparpillée dans près de 900 villages à travers la région. Les gros villages sont situés dans le Walo et le long de la route nationale 2. Dans le Diéri, il existe plusieurs petits villages et hameaux plus ou moins isolés.  

  La  dynamique de la population  

    La dynamique de la population repose sur deux déterminants que sont les mouvements naturels et la migration. Ces deux aspects sont intensément vécus dans la région de Saint-Louis.  

  Les mouvements naturels  

    Les mouvements naturels sont constitués des naissances et des décès.  

·   Les naissances  

Selon la série des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS 86, EDS 92/93 et      EDS 97), effectuées au Sénégal, l’indice synthétique de fécondité des de 15-49 ans vivant dans la région est passé de 6,5 enfants en 1993 à 6,2 ou 5,7 en 1997. Malgré cette baisse, il reste encore l’un des plus élevés du Sénégal  et représenterait près de 45 000 naissances par an, soit un taux de natalité de 55/1000.  

Les déterminants de ces naissances nombreuses sont :  

-            la précocité des mariages :  à 20-24 ans, seules 15 %  des sont célibataires et l’âge moyen au mariage des de la région Nord est resté quasi constant à 16 ans 

Le Sahel :


Saint-Louis fait partie de la zone sahélienne. Cette frange désertique sépare les dunes du Sahara des savanes de baobabs. Cette zone transitoire est caractérisée par l'émergence de quelques dunes fixées par des acacias épineux. Ces derniers sont pratiquement les seuls arbres qui subsistent encore naturellement dans la région. Le sol sablonneux est fréquemment balayé par les vents, créant ainsi des tempêtes de sables qui peuvent durer plusieurs jours. Celles ci se produisent le plus souvent lors de la période de l'Harmattan (décembre à mai) ce fameux vent chaud et sec qui émane du désert du Sahara. Pendant la saison des pluies, une légère couche d'herbes recouvre le sol. Les buissons aussi retrouvent leur feuillage, transformant agréablement le paysage.

Le Marais Fluvial :


Lors de la saison des pluies, quand le fleuve déborde de ses berges, Saint-Louis est entourée de bassins d'inondation. L'eau salée créee des zones de petites mangroves ou d'étangs. De nombreuses espèces d'oiseaux y séjournent notamment des flamands roses et des pélicans. Quand le fleuve retrouve son cours et que les eaux s'évaporent, le sel s'y trouve concentré, donnant à ces bassins une couleur rosâtre. Une fois l'eau complètement évaporée, les villages environnants, tel Gandiol, récupèrent le sel pour le vendre au marché.

La Langue de Barbarie :

Cette bande de sable est l'aboutissement d'une plage longue de près de 600 km s'étirant depuis Nouâdhibou en Mauritanie, jusqu'à Saint-Louis. La Langue de Barbarie sépare pendant 25 kilomètres le fleuve Sénégal de l'océan Atlantique. A l'embouchure, les eaux se rencontrent avec force. Elle n'a que la largeur d'une dune bordée de plages. D'un côté l'agitation de l'océan : la barre créée par plusieurs bancs de sables auxquels doivent se heurter les pêcheurs. Sur l'autre berge, le calme du fleuve, fréquenté par une multitude d'oiseaux marins. La végétation se compose essentiellement de filaos, seuls arbres résistant à l'air marin.

 Les Saisons


Il y a seulement deux saisons à Saint-Louis qui sont définies par les précipitations plutôt que par les variations de température.
- La saison des pluies : elle commence fin juin et se termine en octobre. Elle est chaude et humide. C'est le moment des orages, au plus une fois par semaine.
- La saison sèche : de novembre à mai, le climat est très souvent agréable à cette période car Saint-Louis se trouve rafraîchie par les vents de la mer. Néanmoins, de janvier à mars, les vents de l'Harmattan descendent du désert, donnant quelques journées chaudes et poussiéreuses.

 

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CONSEIL REGIONAL DE SAINT-LOUIS 2005