INDUSTRIES AGROALIMENTAIRES

 

INDUSTRIE ET PMI/PME

Le tissu industriel de la région de Saint-Louis  se caractérise par sa faiblesse et sa mauvaise répartition géographique.

Sans la présence de la CSS (une des plus grandes entreprises du pays), il aurait été presque impropre de parler d’industries pour la région. On compte en plus la SOCAS, la SNTI (en arrêt temporaire) et quelques PMI-PME.

Les entreprises de la région sont, en général, insérées dans le complexe primaire ; les autres opportunités,  souffrent encore de l’absence de promoteurs fiables.

  Situation du secteur

Un inventaire des unités industrielles délimite la région en deux parties :

¨     la zone du Delta où sont concentrées la quasi-totalité des industries : CSS, SOCAS, SNTI et la majorité des PME / PMI ;

¨     le reste de la région  qui ne compte que quelques rares PME/PMI.

Exceptée IDIS qui est concernée par la fabrication de tuyaux PVC, toutes les grandes entreprises industrielles sont du domaine agroalimentaire. Les branches les plus représentatives sont :

¨     l’agro-industrie avec la CSS (qui fait travailler quelque 8 000 employés pour une masse salariale de 11 milliards de francs ),  la SOCAS, la SNTI et quelques rizeries ;

¨     les agro-services : fourniture d’intrants, maintenance des aménagements, pratique des façons culturales, etc.;

¨     les industries alimentaires : boulangeries, fabriques de glace.. ;

¨     les  BTP; 

¨     les entreprises du bois;

¨     les textiles et confection;

¨     les services etc.

La  concentration des PME dans le département de Dagana ( 81 %)  et surtout dans la zone du Delta,  s’explique par la valorisation des produits agricoles ( canne, tomate, riz paddy) qui offrent des potentiels de transformation industrielle et semi industrielle. En outre, le secteur bénéficie d’un environnement favorable avec le vide créé par le désengagement de la SAED dans les domaines du service agricole, des aménagements et du BTP.

Cependant, la plupart de ces PMI/PME  tournent  en deçà de leur capacité, si elles ne sont pas en arrêt.

Le domaine industriel (SODISA) de Saint-Louis, qui concentre treize (13) entreprises, connaît en plus de ses insuffisances en ressources humaines et matérielles, des difficultés liées au caractère hybride de sa forme de structure. Cela atténue les possibilités d’accroître ses redevances pour son fonctionnement  et les possibilités de servir d’autres zones telles que Podor,  Dagana, etc.

Etant donné qu’elle ne bénéficie d’aucun soutien financier des pouvoirs publics, le domaine industriel est contraint à une mutation profonde par un élargissement de ses prérogatives.

  Contraintes

Elles se situent à plusieurs niveaux dont :

¨     les difficultés d’accès au crédit ;

¨     l’absence d’une véritable structure régionale de promotion des investissements ;

¨     la disproportion des besoins d’encadrement et des moyens existants;

¨     le faible niveau d’information sur les potentialités industrielles ;

¨     la faiblesse de la surface financière des promoteurs locaux ;

¨     l’absence d’encadrement et de formation des promoteurs ;

¨     le faible niveau d’incitation industrielle en direction de la région ;

¨     les difficultés d’approvisionnement en matières premières ;

¨     le coût encore élevé des facteurs de production ;

¨     le potentiel encore limité de la fourniture locale d’énergie électrique;

¨     l’absence d’un cadre institutionnel spécifique de gestion stratégique du développement industriel.

©Conseil Régional de Saint-Louis 2003