Les communes de Golléré, Rosso-Sénégal, Ndioum et Dagana lancent leur plan d’Investissement Communal (PIC)
Les 06 , 08 ,18 et 20 Mars 2004, les communes de Golléré, de Rosso-Sénégal, Ndioum et Dagana ont successivement procédé au lancement de leur plan d’Investissement Communal (PIC).C’est dans une ambiance quasi festive que ces cérémonies se sont déroulées en présence des maires des communes sus mentionnées, des autorités administratives départementales des localités concernées, des Chefs de Service régionaux, et départementaux, du Directeur de l’ARD, du représentant du Partenariat Lille Saint-Louis et sa Région, des autorités coutumières et religieuses, de la société civile, des populations locales et de nombreux invités.A Rosso-Sénégal, une forte délégation de la commune de Rosso-Mauritanie conduite par son maire Dieyna SOW, a pris part à cette manifestation, ce qui témoigne de l’excellence des rapports de voisinage entre les deux communes
Dans leur discours, les maires de ces différentes communes ont unanimement remercié l’Agence Régionale de Développement (ARD) et le Partenariat Lille Saint-Louis et sa Région (PLSR) pour l’appui qu’ils apportent à leur commune dont l’élaboration des plans d’investissements communaux en constituent une parfaite illustration.
Ces plans, selon eux, traduisent la vision, c’est-à-dire les ambitions et les objectifs que leur commune respective s’est fixée pour une période de 25 ans.
A Golléré, le maire de la commune a fait un discours remarquable axé sur le développement local. Par rapport à l’historique du concept, le maire dira que l’expression est récente, mais si on le met en lien avec toutes les réalités auxquelles elle renvoie, c’est bien longtemps, depuis des millénaires que l’on fait du développement local peut être aujourd’hui, ajoutera t-il , nous n’avons pas le même regard. Le PIC repose, selon lui, sur le développement local. Et le développement local, c’ est bien le développement. Il y’ a une action de durée, de pérennité, de croissance de progrès puisqu’ on pense à une action à long terme. C’ est sur cela que repose la planification, dira t-il.
Les Maires ont également tous sollicité l’implication des populations de leur commune dans l’élaboration des PIC.
Cet appel à l’implication des populations a aussi été repris par le préfet de Dagana à Rosso et à Dagana, l’adjoint au préfet de Podor à Golléré, le sous préfet de Gamadji Saré à Ndioum, tous présents à ces cérémonies.
Partout, le coordonnateur du PLSR ou son représentant se sont réjouis de la tenue de ces journées officielles de lancement des PIC des communes de Golléré, Rosso-Sénégal, Dagana, Ndioum qui, selon eux, est le fruit d’ un important travail entre l’ARD et les Conseils municipaux concernés
Les PIC ont-ils indiqué, sont une composante essentielle du programme d’appui à la décentralisation que le Partenariat Lille avec Saint-Louis et sa Région exécute auprès de l’ensemble des communes de la région.
Pour les autres composantes du programme d’appui à la décentralisation il s’agira de doter les communes de tableau de bord pour valoriser et dynamiser leurs activités, réaliser des actions de formation d’élus etc.
Abordant l’importance des PIC, le responsable du PLSR notera que le PIC est un outil qui doit permettre aux communes de se tourner résolument vers l’avenir en affichant leurs ambitions, leur vision du développement et surtout leur volonté de répondre à leurs besoins et à ceux de leurs populations ; et ceci dans le cadre d’objectifs, d’échéance et de moyens raisonnables. Ils ont par ailleurs noté que la réussite de ces PIC dépend de la mise en synergie de toutes les volontés ainsi que de l’implication des populations.
Ce sentiment a été aussi partagé par le Directeur de l’ARD, Bouna WARR. Dans toutes les communes où il assisté au lancement de PIC, le Directeur de l’ARD a sollicité la participation massive des populations dans l’élaboration de cet outil de pilotage du développement local.
Partant du contexte du Sénégal en matière de décentralisation, Monsieur Bouna WARR a expliqué que les jeunes communes sont confrontées à des difficultés pour conduire leur développement. Ces difficultés ont pour noms : absence de moyens, de services administratifs rattachés, de formation insuffisante, manque de vision à long terme etc.
Ainsi, a-t-il indiqué « le PIC prend en charge toutes les difficultés ci haut ».
A ce propos, il a précisé que le plan qui est élaboré n’est ni un plan d’investissement encore moins un Plan d’Urbanisme de Référence (PUR) ou un plan directeur d’urbanisme (PDU), mais plutôt un plan de développement c’est-à-dire un cadre de référence qui inspire toutes les interventions. Mieux c’est une vision que les communes concernées se fixent de leur devenir pour une période séquentielle de 25 ans. Concrètement, il s’agit d’un document opérationnel d’une ville qui prend conscience de ses atouts, de ses contraintes pour se projeter dans le long terme.
L’opérationnalité, dira-il, va tenir du fait que ce rêve va contenir une partie qui va concerner les 05 ans à venir. Une fois élaboré, adopté par le conseil municipal et approuvé par le représentant de l’Etat compétent, le plan devient un contrat entre l’Etat et la commune d’une part ; et entre le conseil municipal et les populations locales d’autre part. Cela implique à la fois selon lui, un plus grand civisme du coté des populations et un changement de méthode d’outils du coté du conseil municipal de la façon dont il conduit le budget. Quant à l’Etat, son rôle doit être la prise en charge des projets dont il est le seul habilité à assurer la mise en œuvre.
Cette intervention du Directeur de l’ARD, a été complétée partout par Aboubacrine NDIAYE et Samba Laobé MBAYE respectivement de l’ARD et du PLSR qui ont pris la parole pour expliquer la méthodologie adoptée pour l’élaboration des PIC. Celle ci va se dérouler en deux phases.
D’abord, il y aura la phase diagnostic qui sera suivie de la planification. Pour faciliter le travail de diagnostic, 05 commissions ont créés dans les 04 communes. Il s’agit notamment de la commission économie ; la commission aménagement urbain, assainissement, environnement ; la commission services sociaux de base ; la commission bonne gouvernance locale.
Le travail de ces commissions se fera sous la supervision du comité de pilotage, créé à cet effet. Deux consultants sont recrutés dans chacune des quatre communes pour faciliter le travail de ces commissions.
A signaler enfin que le Directeur de l’ARD empêché a été représenté à Dagana par Aboubacrine NDIAYE, Planificateur de l’ARD, qui a parlé à son nom.
Babacar FAYE
Conseil régional de Saint- Louis