PIC (Plan d'Investissement Communal)
En
manifestant leur volonté et leur engagement à disposer d’un outil de
planification et d’aide à la décision (Plan d’Investissement Communal),
les Communes de la région de Saint-Louis se sont aujourd’hui montrées plus
que jamais conscientes de leur importante mission qui ne peut s’exécuter
efficacement que sur la base d’un instrument de gestion et de pilotage du développement
local.
Cependant,
faut-il rappeler que la planification communale remonte vers les années 80 plus
précisément le 20 Mai 1985 où le
conseil supérieur du plan fut convoqué par les autorités de l’époque avec
comme principale recommandation la prise en compte des projets portés par les
communes au niveau du plan national. C’est ainsi qu’en juin 1986 la
planification communale fut lancée à travers un séminaire tenu à thiès.
Dans cette dynamique, les Communes de Dakar, Saint-Louis, Richard Toll se sont
dotées d’un Plan d’Investissement Communal (PIC) en 1988 et dans la
foulée Matam aussi en 1989.
La
démarche méthodologique promue par l’Agence Régionale de Développement (ARD)
et exécutée par le Partenariat avec Saint-Louis et sa Région (PSLR), est basée
sur un processus participatif et itératif où l’implication de tous les
acteurs aux différentes étapes ainsi que l’appropriation et la validation
consensuelle sont érigées en principes. La finalité de cette démarche de
planification qui s’inspire de la politique de décentralisation, est de
parvenir à renforcer les capacités de gestion des Communes et par delà
l’ensemble des acteurs de la ville.
Il
importe en effet de souligner que ces journées constituent le fruit d’un long
processus au cours duquel chaque Commune a pu mettre en place un dispositif, un
cadre institutionnel dénommé Comité de Pilotage conformément à l’esprit
du présent décret notamment en son article 12 qui stipule que : « Il
est créé au niveau de chaque collectivité locale, une commission chargée de
préparer le plan de développement de la collectivité concernée en rapport
avec l'agence régionale de développement. Les membres de cette commission sont
nommés pour la région par le président du conseil régional, pour la commune
par le maire, pour la communauté rurale par le président du conseil rural ».
Le
comité de pilotage est
ainsi chargé de la coordination et de la supervision de toutes les activités
ayant trait au plan. Il est assez représentatif afin de garantir au plan toutes
les chances de son appropriation. Variant d’une Commune à une autre suivant
les spécificités propres, le comité de pilotage est dans la plupart composé :
-
de
certains élus dont le Président de la commission planification du conseil
municipal ;
-
de
l’ARD qui en assure le secrétariat ;
-
d’un
représentant de chaque organisation socio professionnelle (éleveurs,
agriculteurs, pêcheurs, artisans, commerçant, transporteurs …) ;
-
des
personnes ressources au niveau de la ville ;
-
des
services techniques ;
-
des
partenaires au développement intervenant dans la localité ;
-
des
opérateurs économiques ;
C’est
avec l’implication de ses différents acteurs que des axes thématiques ont pu
être identifiés pour aborder la première étape de la phase diagnostique qui
suit la journée de lancement. La seconde étape du diagnostic a été la
collecte des données quantitatives suite à un échantillonnage auprès des ménages
de la commune. Les axes thématiques traduits en commissions pour faire l’état
des lieux au niveau des Communes sont les suivants :
-
Aménagement
urbain, Assainissement et Environnement ;
-
Accès
aux Services Sociaux de Base ;
-
Economie ;
-
Bonne
gouvernance locale.
L’étape
de diagnostic est sanctionnée par l’établissement d’un bilan synthétique
sur les atouts et contraintes de la Commune : éléments qui ont alimenté
la phase de planification et de programmation.
Les Communes vont devoir dés à présent se lancer dans la phase de vulgarisation et de socialisation de leur PIC afin que ces documents ne connaissent pas le même sort de certains PLD des communautés rurales. Pour ce, un vaste mouvement d’animation et de mobilisation des ressources financières (taxes-impôts) et potentialités locales doit être envisagé afin de garantir au plan ses chances de réussite et d’être mis en œuvre.
-
de
renforcer le dialogue et la communication entre élus et populations ;
-
de
dépasser les interventions ponctuelles en s’inscrivant dans une dynamique
prospective dans le temps sur la base d’échéances qui traduisent clairement
les besoins prioritaires de la Commune ;
-
d’aboutir
à des résultats de planification qui établissent le rôle, la place et la
contribution de chaque acteur dans la mise en œuvre du PIC ;
-
d’aboutir
à un transfert de compétences au niveau local : fondement majeur de la
politique de décentralisation ;
-
d’établir
un rapport contractuel de travail entre techniciens, élus et populations à
partir et dans le cadre d’un plan qui représente un véritable contrat visé
par les services techniques, approprié par les populations, adopté par le
conseil municipal et approuvé par l’autorité administrative.