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Agence Régional de développement ( ARD) de Saint-Louis

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Planification

La région reçoit les compétences suivantes :  

-          - l’ élaboration et l’ exécution des plans régionaux  de développement intégré (PRDI) ;  

-       la coordination des actions de développement de la Région .  

-          la passation , en association avec l’ Etat, de contrats- plans pour la réalisation d’objectifs de développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique .  

Ainsi, voici  les derniers recensements  faits  depuis 1997.éséquilibre de la composition par et par âge, répartition très inégale, forte mobilité des hommes et croissance démographique soutenue constituent aujourd’hui les caractéristiques majeures de la dynamique de la population régionale.

 Tableau 1  Répartition de la population par âge et en 1998  

Age

Masculin

Féminin

Total

Rapport  de

 Masculinité

Effectif

Effectif

Effectif

%

0-4 ans

83958

82 483

166 441

20

101

5-9 ans

65811

68 134

133 945

16

96

10-14

47560

50 069

97 629

12

94

15-19

39332

46 869

86 201

11

83

20-24

27126

34 979

62 105

8

77

25-29

23687

32 248

55 935

7

73

30-34

17813

21 965

39 778

5

81

35-39

15528

21 404

36 932

4

72

40-44

11153

13 984

25 137

3

79

45-49

10349

14 080

24 429

3

73

50-54

9285

11 108

20 393

2

83

55-59

9428

10 721

20 149

2

87

60-64

7875

6 993

14 868

2

112

65-69

7141

6 819

13 960

2

104

70 et +

9945

10 713

20 658

3

92

TOTAL

385 991

432 569

818 560

100

89

Source :  Service Régional de la Planification

1.  Répartition Spatiale

1.1 Répartition géographique

Avec 19 habitants au km², l’occupation de l’espace régional présente d’importantes disparités d’un département à l’autre. Dagana dispose de 62 habitants au km², contre  11 habitants au km² respectivement pour  Podor.  

1.2 Répartition selon le milieu de résidence

La population rurale est éparpillée dans près de 900 villages à travers la région. Les gros villages sont situés dans le Walo et le long de la route nationale 2. Dans le Diéri, il existe plusieurs petits villages et hameaux plus ou moins isolés.

1.3  La  dynamique de la population

    La dynamique de la population repose sur deux déterminants que sont les mouvements naturels et la migration. Ces deux aspects sont intensément vécus dans la région de Saint-Louis.

1.3.1 Les mouvements naturels

    Les mouvements naturels sont constitués des naissances et des décès.

·    Les naissance 

Selon la série des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS 86, EDS 92/93 et      EDS 97), effectuées au Sénégal, l’indice synthétique de fécondité des de 15-49 ans vivant dans la région est passé de 6,5 enfants en 1993 à 6,2 ou 5,7 en 1997. Malgré cette baisse, il reste encore l’un des plus élevés du Sénégal  et représenterait près de 45 000 naissances par an, soit un taux de natalité de 55/1000.

Les déterminants de ces naissances nombreuses sont :

- la précocité des mariages :  à 20-24 ans, seules 15 %  des sont célibataires et l’âge moyen au mariage des de la région Nord est resté quasi constant à 16 ans depuis 1986, tandis que dans la région de Dakar, il est passé de 18,2  à 19,8 en 1993 puis à 20 ans environ en 1997.

- l’âge moyen à la première maternité très bas : malgré sa tendance à la hausse selon les résultats des EDS 86 et 97 où il est passé de 18,3 à 19,3 ans, l’âge moyen à la première maternité reste toujours bas comparativement à la moyenne nationale (19,8 ans) et à  la région de Dakar (20,8).

- la faible utilisation des méthodes contraceptives modernes par les  :  situé à 0,6 % en 1986, le taux de prévalence s’établit en 1997 à 11 % au moment où la région de Dakar est à 20,4%.

·    Les décès

Des statistiques récentes sur la mortalité générale font cruellement défaut, mais la forme de la pyramide des âges suscite des interrogations sur  l’importance du phénomène. Des études récentes ( Evaluation des objectifs intermédiaires de l’Unicef 1997 et l’Enquête mortalité maternelle 1997) ont montré une ampleur assez désolante de la mortalité infanto-juvénile et maternelle dans la région de Saint-Louis 

   En effet, la mortalité infanto-juvénile régionale est l’une des plus fortes du pays. Elle est 153  en 1997, selon EDS3 contre 96  pour la moyenne nationale.

                Par ailleurs, on note aussi une mortalité des adultes assez prononcée en raison de facteurs communs au reste du Sénégal mais aussi de spécificités propres liées à la présence  permanente de l’eau, à l’émigration et aux particularismes socioculturels. Ainsi, le paludisme, les MST/sida, la bilharziose et les accouchements sont les principales causes de décès des adultes dans la région de Saint-Louis.

       Malgré cette mortalité forte chez les enfants et les adultes, le potentiel d’accroissement naturel reste important et égalerait sensiblement celui du niveau national établi à 20‰.

1.3.2  La migration

La région de Saint-Louis a incontestablement un solde migratoire négatif (-89 000 d’après l’EMUS de 1993), même si au cours des dernières années, elle a enregistré des immigrés évoluant dans des domaines de l’agriculture, du commerce et de l’éducation. 

Elle connaît par ailleurs des départs concernant tous les s et tous les âges pour la transhumance, la migration interne et la migration internationale. 

· La transhumance 

C’est une migration spécifique aux éleveurs qui se déplacent pour la recherche de pâturages. Les distances et la durée sont fonction de l’intensité de la pluviométrie. Ce même phénomène est aujourd’hui observable chez les agriculteurs du Diéri qui s’installent dans le Walo, le temps d’une campagne 

· La migration interne 

Elle concerne les déplacements interrégionaux des populations. Saint-Louis détient un solde migratoire négatif avec toutes les régions du pays, excepté celle de Louga. En effet, le recensement général de la population effectué en 1988, rapporte        37 818 immigrants contre 127 800 émigrés installés principalement à Dakar et à Thiès, soit un solde migratoire négatif de près de 90 000.

1.3.3        Evolution de la population

    Le taux de croissance inter censitaire ( 2% ) qui est le plus bas du pays après ceux de Louga (1,1 %) et de Fatick (1,8 %) pour la période 76-88 s’explique par :

-       une très forte mortalité maternelle et infanto-juvénile ;

-       une émigration intense devant des perspectives économiques incertaines 

Toutefois, avec la mise en service des barrages et le développement d’initiatives dans les secteurs des PMI/PME, du tourisme et des services, la région renoue avec une croissance démographique qui atteindrait les alentours de la moyenne nationale établie actuellement à 2,7 %.

Aujourd’hui, la région connaît un recul des taux de décès grâce à l’impact des programmes de santé et  à l’amélioration substantielle du solde migratoire.

              En conséquence, on pourrait envisager un taux de croissance moyenne de 2,5% au niveau régional à partir de 1997.

Ce taux de 2,5 % est susceptible d’entraîner un doublement de la population régionale en 28 ans.

Tableau2   Situation des différentes localités en matière de  croissance  démographique 

 

Localités

 

taux censitaires

1976 – 1988

 

taux  corriges a partir de  97

 

Zone rurale

1,4

2,0

Dagana

Zone Urbaine

4,1

4,0

 

Ensemble

2,8

2,9

 

Zone rurale

0,8

1,3

Podor

Zone Urbaine

0,8

3,3

 

Ensemble

0,8

2,2

Saint-louis

Zone rurale

1,6

1,8

 

Zone Urbaine

3,7

3,8

 

Ensemble

2,1

2,5

 

  • COMPETENCES TRANSFEREES

- Domaines

- Culture

- Santé

- Environnement

- Planification

- Aménagement du territoire

- Education

- Jeunesse et Sports

- Urbanisme

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