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  Le Transport dans la Région

En raison de son étendue, de l’enclavement d’une bonne partie de son espace, du potentiel de production agricole, la région de Saint-Louis connaît un besoin considérable en matière de transport.  

Elle a connu à travers le temps divers types et modes de transport.  

A côté du transport routier qui assure l’essentiel du trafic, les transports ferroviaires et fluvio-maritimes, jadis florissants, sont aujourd’hui presque abandonnés. Par contre, le transport aérien  connaît un essor avec l’extension de l’aéroport de Saint-Louis désormais ouvert au trafic international et offrant de bonnes perspectives au développement économique de la région.  

1. Transport routier   

 C’est le mode de transport  le plus développé et qui assure l’essentiel des déplacements des personnes  et des biens. Cependant les conditions du transport routier sont très difficiles dans la région. le parc automobile est vétuste et le réseau n’est pas dense. Ce dernier est caractérisé par l’insuffisance des routes secondaires, des pistes de production et des infrastructures de traversée.   

1.1   Situation  

·       Le réseau  

La Route Nationale N° 2 (ou Route du Diéri) traverse la région sur toute sa longueur (593 km). C’est la principale voie de communication où sont ramifiés tous les principaux axes  secondaires. Elle est assez praticable et a été nouvellement  réhabilitée sur le tronçon Mpal / Saint-Louis (35 km) et Ourossogui / Bakel (116 km sur 142 km).

  Caractéristiques du réseau  

Désignation

 

Revêtues

(Km)

Non revetues

( km )

Total

Région

 

Routes Nationales

593

323

916

Routes Régionales

03

356

359

Routes Départementales

55

92

147

Voiries urbaines

17

00

17

Pistes Répertoriées

03

646

649

 

Total

 

671

 

1 417

 

2 088

 

Source : Travaux Publics de Saint-Louis (1998).  

Comparativement au niveau national, la région est relativement bien dotée en infrastructures routières. En effet, le réseau régional long de quelques 2 088 km, correspond à   14,7 % du réseau  national. 

Les routes revêtues (671 km) et non revêtues (1 417 km) représentent respectivement 16% et 13 % de l’ensemble national.   

Cependant, le réseau régional reste encore très insuffisant par rapport à l’étendue de la région et à l’importance des zones de production. Il est en grande majorité constitué de routes non revêtues  (68 %) dont la plupart sont constamment inondées en hivernage, surtout dans le Walo, entraînant l’isolement de plusieurs localités.  

·       Le parc automobile régional   

Il est très varié et se compose d’un peu plus de 5 000 véhicules en 1998 dont 50 % de véhicules particuliers.             

 Situation du trafic de voyageurs  (85 % )  

Taxis urbains

7 /8 Places

14 Places

Plus de 14 Places

Total

Véhicules Particuliers

933

 

518

155

207

1813

2592

  Situation du transport de marchandises (15%)  

Camionnettes

Camions

Semi-remorques

Tracteurs routiers

Total

Tracteurs

Agricoles

 

        253

 

       185

             161

    140

  739

        40

Source : Service Régional des Transports de Saint-Louis,

Les moyens de transport les plus usités à l’échelle régionale et  départementale sont les taxis-brousse.  Dans les arrondissements, les camionnettes et les charrettes prennent la relève à travers les pistes de production souvent peu carrossables.

A l’intérieur de la région, les conditions de transport des voyageurs suscitent des inquiétudes liées à l’enclavement de certaines zones et à l’irrégularité du trafic. Ainsi l’attente peut durer parfois des heures voire des jours et constitue ainsi un motif de spéculation sur le prix du transport. Il s’y  ajoute les surcharges, l’entassement des personnes, du bétail et des marchandises.

La faiblesse du parc de transport de marchandises, conjuguée à l’insuffisance des pistes en milieu rural, crée une situation d’offre inférieure à la demande dans la plupart des zones, surtout pour le transport des intrants et des productions agricoles. Ces difficultés d’évacuation des productions entraînent des pertes importantes pour l’économie régionale.

1.2  Contraintes  

Elles sont relatives à : 

-       l’insuffisance et au mauvais état des pistes dont la plupart sont immergées en hivernage ;  

-       la faiblesse relative et la vétusté du parc ;   

-       la cherté du prix du transport intra-régional ;  

-       la rapidité du processus de dégradation des routes du fait de l’érosion par les eaux de ruissellement et par l’incidence de camions dont le tonnage dépasse la force portante des routes ; 

-       l’insuffisance des moyens d’entretien du réseau.  

2. Transport  ferroviaire

Très dynamique dans le passé, avec le transport des personnes et des marchandises par  des liaisons régulières Dakar - Saint-Louis, le transport ferroviaire était un outil fondamental de développement économique.  Il est actuellement dans une léthargie suite à l’arrêt du trafic. Ses infrastructures sont entrain de se détériorer, faute d’entretien, entraînant avec elles tout un patrimoine architectural et culturel.   
Avec les perspectives de valorisation des potentialités de l’agriculture, de la pêche, du tourisme et surtout de l’exploitation des ressources minières, la reprise de ce mode de transport est essentielle pour appuyer le développement de la région. 

3. Transport fluvio-maritime     

3.1 Situation 

Jadis florissant durant la période coloniale avec le transport des produits de traite, le transport fluvio-maritime est devenu presque inexistant cette dernière décennie.  Depuis la fin des travaux du barrage de Diama, la navigation fluviale s’est réduite au transport piroguier de produits et de personnes entre les deux rives.  L’existence d’infrastructures en état encore acceptable, notamment les quais de Saint-Louis, Rosso, Richard-Toll et Podor, le port de pêche de Saint-Louis,  constitue une situation favorable pour la reprise des activités de ce type de transport

 La possibilité d’exploitation des immenses potentialités minières du département de Matam et de l’agro-industrie sont entre autres  des raisons suffisantes pour  relancer le transport fluvio-maritime. Avec la mise en œuvre du volet Navigation de l’OMVS, il pourra alors retrouver et même dépasser son élan d’antan. Ce sera tout un système d’échanges inter-états qui se mettra en place par le développement du transport international, régional et sous - régional, prémisse d’une intégration entre la Mauritanie, le Mali et le Sénégal.

3.2 Contraintes

La situation actuelle de léthargie de la navigation fluvio-maritime est liée à plusieurs facteurs :   

-       l’ensablement du chenal de navigation ;  

-       l’existence d’une  barre au niveau de l’embouchure, dont le franchissement constitue un danger permanent pour les navires ;  

-       la dégradation de certaines infrastructures portuaires (quais des escales et port de Saint-Louis, etc.)

3.4 Transport Aérien 

  Situation

La région dispose d’un aéroport international à Saint-Louis et de trois aérodromes à Richard-Toll, Podor et Ourossogui.Ces trois aérodromes ont encore des pistes en latérite et sont très peu fonctionnelles. Concernant, l’aéroport de Saint-Louis, il a été réhabilité et répond aux normes internationales : allongement de la piste d’envol (1 900 m de long et 45 m de large), renforcement de la force portante avec une capacité d’accueil  des moyens porteurs (Boeing 747, Air bus 320 dont le tonnage avoisine 80 Tonnes) et installation d’un réservoir de carburant d’une capacité de 100 000 litres.

Il est actuellement desservi par certaines compagnies européennes notamment espagnoles. Mais le trafic n’a pas encore atteint le niveau escompté tant pour les voyageurs que pour les marchandises. Le trafic voyageur plus régulier avec une périodicité de 2 vols / semaine ne transporte que quelques dizaines de passagers.

Le fret aérien est très peu développé et concerne principalement l’exportation de poisson à destination de l’Europe. Mais cette activité est aujourd’hui compromise par les difficultés que traversent  les usines de traitement (vétusté des équipements ).

Les quelques rares importations portent sur les produits cosmétiques et appareils électroménagers affrétés depuis Las Palmas. 

  Contraintes

En plus de la faiblesse du trafic les contraintes sont relatives à :  

-       l’exiguïté de l’aérogare ;

-       les problèmes  d’insécurité liés à la divagation des animaux et l’absence  d’éclairage du tronçon de route reliant l’aéroport au centre-ville de Saint-Louis ;

-       les difficultés du transport inter urbain sur l’axe desservant l’aéroport.  

Répartition des véhicules dans la Région de

 Saint-Louis pour l' année 2004 par tranche d' âge 

   0 à 5ans

5 à 10ans 10 à  15ans 15 à 20ans + 20ans
782 400 1113 193 2266
             Source: direction des transports terrestres.

 

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